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Vaccins anti-Covid : six semaines entre les deux doses, est-ce vraiment sans risque ?

2021-04-11T17:55:52.138Z

Injecter 1,8 million de premières doses supplémentaires en mai : c’est ce que doit permettre l’allongement du délai entre deux injections à « Vacciner, vacciner, vacciner » : c’est le mantra gouvernemental, tweeté par le Président de la République Emmanuel Macron dès le 31 mars. A coups de seringue, il s’agit de gagner une course contre la montre engagée contre le Covid-19 et son variant britannique, qui a fait redémarrer l’épidémie. De la cadence des piqûres dépend la réouverture du pays, espérée en mai. Depuis le début de la campag



« Vacciner, vacciner, vacciner » : c’est le mantra gouvernemental, tweeté par le Président de la République Emmanuel Macron dès le 31 mars. A coups de seringue, il s’agit de gagner une course contre la montre engagée contre le Covid-19 et son variant britannique, qui a fait redémarrer l’épidémie. De la cadence des piqûres dépend la réouverture du pays, espérée en mai.

Depuis le début de la campagne de vaccination en France, 10 809 209 personnes ont reçu au moins une injection (soit 16,1 % de la population) et 3 721 019 personnes ont reçu deux injections (5,6 %). Parmi les leviers annoncés ce dimanche pour accélérer, l’espacement des deux doses de vaccin à ARN messager (Pfizer et Moderna) à 42 jours au lieu de 28, dès mercredi.

« Le niveau d’immunité des moins de 70 ans est suffisant pour espacer les injections »

« Ça va nous permettre de vacciner plus vite sans voir se réduire la protection, car l’âge moyen des personnes vaccinées baisse et le niveau d’immunité des moins de 70 ans est suffisant pour espacer les deux injections sans perte de chance », a détaillé le ministre, tout en précisant que « pour les personnes fragiles, le délai pourra rester de 28 jours sur avis médical ». Gain d’injections espérées : 1,8 million en mai.

« C’est un bon compromis entre l’efficacité et la nécessité de vacciner plus de monde », résume le professeur Odile Launay, infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19. Qui rappelle que la première injection, si elle ne protège pas autant que deux, est tout de même « efficace », dès le quatorzième jour. « En passant de quatre à six semaines, on gagne 15 jours sur lesquels les primo-vaccinés sont protégés, tout en pouvant injecter une première dose à d’autres », décrypte-t-elle. En janvier, la Haute autorité de santé avait déjà proposé ce report de quatre à six semaines entre les deux doses, en vain. A l’époque, le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale avait argué d’un manque de données cliniques, interrogeant aussi l’efficacité d’une seule dose dans la durée. Des doutes qui semblent, en deux mois, avoir été balayés.

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« Une étude britannique vient de démontrer qu’en termes d’efficacité vaccinale, la protection persiste plus de sept semaines après la première dose reçue », explique Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l’hôpital Saint-Louis. Au Royaume-Uni, le délai entre deux doses est d’ailleurs de douze semaines, ce qui a permis la vaccination de 32 millions de personnes de plus de 50 ans. « Il y a aussi l’exemple du Canada où aucun problème particulier n’a été relevé en vie réelle, avec l’espacement des deux injections », poursuit Odile Launay.

Dans ce cas, pourquoi ne pas étendre à 12 semaines, comme au Royaume-Uni ? « Car il y a toujours une arrière-pensée sur la durée de l’efficacité de la première dose, avance l’infectiologue… Il faut un entre-deux. » Le risque est aussi que les bénéficiaires d’une seule injection se croient complètement protégés, voire oublient la seconde.

VIDÉO. Au Stade de France, Pfizer mène au score sur Moderna, pour les futurs vaccinés

« Beaucoup de gens commencent à prendre des risques quatorze jours après avoir reçu leur première dose, soupire Anne-Claude Crémieux. Alors que l’on devrait se considérer comme 100 % protégé seulement sept jours après avoir reçu la seconde dose du vaccin ! »

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Autre annonce, le panachage possible de deux vaccins. Selon Olivier Véran, on pourra, « recevoir une première dose de Pfizer et une seconde de Moderna », par exemple. Panachage possible aussi avec l’AstraZeneca, dans le cas des 600 000 soignants de moins de 55 ans - catégorie d’âge pour laquelle il n’est plus recommandé - ayant déjà reçu une dose. Ils pourront, à raison d’un délai de 12 semaines, recevoir une seconde dose issue d’un vaccin à ARN messager.

Source: leparis

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