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Tenir ta main, l'hommage de Louis Chedid aux 100.000 victimes du Covid-19 et à leurs familles

2021-04-15T16:46:42.050Z

L'interprète de Tout ce qu'on veut dans la vie dénonce, dans une chanson poignante, comment certains patients ont été empêchés de voir leurs proches avant de mourir. «Même pas le droit de leur tenir la main avant qu'ils s'en aillent.» Le refrain de la nouvelle chanson de Louis Chedid, Tenir ta main, rappelle le calvaire qu'ont vécu les familles de 100.000 victimes du Covid-19 en France. Ce morceau leur rend hommage. Il s'agit aussi d'un soutien direct à la comédienne et administratrice du Théâtre Antoine à Paris, Stéphanie Bataille, qui a fondé le collectif Te



«Même pas le droit de leur tenir la main avant qu'ils s'en aillent.» Le refrain de la nouvelle chanson de Louis Chedid, Tenir ta main, rappelle le calvaire qu'ont vécu les familles de 100.000 victimes du Covid-19 en France. Ce morceau leur rend hommage. Il s'agit aussi d'un soutien direct à la comédienne et administratrice du Théâtre Antoine à Paris, Stéphanie Bataille, qui a fondé le collectif Tenir ta main après le décès de son père, le comédien Étienne Draber, en janvier.

À lire aussi :Covid-19 : la France franchit le cap des 100.000 morts

«Elle voulait voir son père mais l'autorité/ Lui a dit pas question, défense d'entrer/ Ça fait des jours qu'il la réclame à cor et à cri/ Coup de fil de l'hôpital, il est parti.» Aujourd'hui, nombreuses sont les voix à s'élever contre le traitement déshumanisé des familles des défunts. Mais force est de constater qu'elles résonnent peu. La France, contrairement à ses voisins Britannique ou Italien, n'a même pas observé d'instant de recueillement en mars dernier, au moment du triste anniversaire du début de la pandémie.

Dans une lettre adressée au président de la République et au ministre de la Santé, publiée dans nos colonnes en janvier, Stéphanie Bataille racontait l'«innommable»: «Mon père est rentré dans un hôpital public parisien, testé négatif pour une intervention cardiaque. Cette dernière s'est très bien passée [...]. Or comme beaucoup de vos concitoyens mon père a attrapé le coronavirus sur le lieu de la guérison.» S'ensuivirent dix jours d'agonie, sans que l'actrice et sa famille puissent visiter le patient. Étienne Draber mourra seul le 11 janvier, sans avoir revu ses proches.

Cette histoire est une parmi d'autres. Depuis le drame, Stéphanie Bataille s'est associée à Laurent Frémont, qui a lui-même perdu son père, victime du Covid-19, et milite pour la reconnaissance d'un «droit opposable» aux visites des proches dans les Ephad. Ensemble, ils ont monté le collectif Tenir ta main et créé une adresse mail destinée à recueillir les témoignages de familles ayant vécu le même calvaire. En mars, un an après le début de la crise sanitaire, des extraits des mails reçus ont été lus par vingt-neuf personnalités telles que Catherine Frot, Jacques Weber ou Julie Gayet.

Source: lefigaro

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