The Limited Times

Now you can see non-English news...

«C'est indécent» : Mélenchon critiqué pour s'être rendu en Amérique du Sud malgré le confinement

2021-04-15T11:11:35.424Z

Les opposants du leader Insoumis dénoncent sa «petite balade» à l'autre bout du monde, alors que les déplacements des Français sont limités par les restrictions sanitaires. «Les Français ne peuvent pas bouger à plus de 10 km de leur domicile et pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon fait sa petite balade en Amérique du Sud où il passe voir tous ses copains. Cela prouve qu'il n'en a pas grand-chose à faire de ce qui se passe ici.» Comme de nombreux responsables de la majorité présidentielle, Anne-Laurence Petel, députée LREM, ne goûte que très peu le voyage de Jean-Luc



«Les Français ne peuvent pas bouger à plus de 10 km de leur domicile et pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon fait sa petite balade en Amérique du Sud où il passe voir tous ses copains. Cela prouve qu'il n'en a pas grand-chose à faire de ce qui se passe ici.» Comme de nombreux responsables de la majorité présidentielle, Anne-Laurence Petel, députée LREM, ne goûte que très peu le voyage de Jean-Luc Mélenchon en Amérique du Sud.

À lire aussi :Jean-Luc Mélenchon tient meeting sur l'eau, «problème écologique le plus concret»

Le chef de file de la France Insoumise et candidat à l'élection présidentielle de 2022, qui a été invité à participer à «la journée de la Terre» en Bolivie, en a profité pour s'arrêter en Équateur mardi 13 avril. Et ce, alors que cette partie du continent est actuellement très touchée par le variant brésilien du coronavirus, d'une contagiosité et d'une dangerosité accrue. «Une escapade d'une rare indécence», a dénoncé Aurore Bergé, autre parlementaire macroniste, sur LCI.

Un cliché qui passe mal

«Je trouve incroyable, à un moment où on demande des efforts absolument considérables aux Français (...) de voir un responsable politique faire 10.000 km en avion pour aller soutenir un candidat qui a déjà perdu dans une élection présidentielle en Équateur, sans geste barrière, sans masque, sans distanciation», a quant à lui dénoncé Pieyre-Alexandre Anglade au micro de BFMTV.

Une référence à l'une des photos postée par le patron des députés LFI sur Twitter, où il apparaît bras dessus bras dessous, sans masque et tout sourire avec le candidat de gauche Andrés Auroz. Un cliché vivement critiqué. «C'est complètement irresponsable et ce n'est pas à la hauteur de la situation», a attaqué Pieyre-Alexandre Anglade.

«Quand on fait une photo, on enlève le masque»

À droite, les voix ne manquent pas non plus pour dénoncer cette tournée à l'autre bout du monde. «Alors que nous sommes actuellement inquiets sur le développement du variant brésilien qui touche toute l'Amérique du Sud, un leader politique français décide d'aller dans ces pays, tout cela alors que l'on n’a pas le droit de voyager sauf circonstances exceptionnelles. Cela pose question», juge Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint des Républicains.

À lire aussi :Insoumis ou Marcheurs : ces politiques qui ont fait de Twitch leur terrain de jeu

Dans sa dernière «revue de la semaine» publiée sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon a balayé les critiques sur ce déplacement. Il a notamment attaqué «la macronie» qui selon lui «sort de la niche pour aboyer». Il s'est également défendu au sujet de la fameuse photo sans masque avec le candidat équatorien : «Quand on fait une photo, on enlève le masque (...), ça dure le temps de la photo», a-t-il répondu. Et d'attaquer : «Les petites piqûres comme ça, répétées, créent une ambiance détestable de violence, de surenchère, de mépris».

Les Insoumis bottent en touche

Il n'empêche que, dans son propre camp, cette polémique semble gêner certains de ses camarades. Interrogé sur BFMTV/RMC à ce sujet, François Ruffin a mis quelques secondes avant de parvenir à formuler une réponse et de botter en touche. «Je ne comprends pas que, par temps de confinement pour les citoyens, il n'y ait pas une fermeture des frontières franches. Jean-Luc Mélenchon ne prend pas des repas ni des avions clandestins», a-t-il répondu, avant d'évoquer les déplacements professionnels de ministres comme Jean-Yves le Drian ou Franck Riester.

«J'aurais été favorable à ce qu'il n'y ait pas de voyage ni avec le Brésil, ni avec d'autres pays», a ajouté le parlementaire LFI de la Somme, qui demande toutefois «un traitement d'égalité» entre les membres du gouvernement et ceux de l'opposition. Un argument également évoqué par Adrien Quatennens, le numéro deux de la France Insoumise, sur France Inter : «La majorité ferait bien de balayer devant sa porte. (...) (Jean-Yves) Le Drian est en Inde où l'épidémie circule beaucoup plus et explose. Je ne vois pas que les gens s'en soucient et disent qu'il y a un problème», estime-t-il. Et d'ajouter que, selon lui, quand la France va atteindre les 100.000 morts de l'épidémie de Covid-19, son principal problème ne sera pas «le déplacement international de Jean-Luc Mélenchon».

Source: lefigaro

All news articles on 2021-04-15

You may like

News/Politics 2021-04-15T13:46:49.044Z
News/Politics 2021-04-09T00:04:31.375Z

Trends 24h

News/Politics 2021-05-17T01:45:29.933Z

Latest

© Communities 2019 - Privacy